Bientôt, les ordinateurs équipés de WiMax en série feront leur apparition sur le marché français et cette technologie sans fil devra cohabiter avec celles déjà existantes.
Souvent comparée à du «super Wi-Fi», le WiMax est déjà déployé dans certaines régions de France où les zones blanches ne sont pas couvertes par l’ADSL. Présenté davantage comme une alternative que comme une connexion nomade supplémentaire, le WiMAX promet des débits de plusieurs dizaines de mégabits par seconde sur des rayons de couverture de quelques dizaines de kilomètres et est défini pour une large bande de fréquences, de 2 à 66 GHz, dans laquelle on trouve des technologies existantes, comme le Wi-Fi.

Voici un schéma représentant la portée des différents types de connexion sans fil :
schema_sans-fil 

Souvent frileux à l’idée de développer leurs recherches sur une nouvelle technologie sans fil, les constructeurs informatiques, Intel en tête, ont su petit à petit développer les équipements nécessaires pour le consommateur final. Tout comme il était étonnant il y a quelques années de trouver une antenne Wi-Fi dans une minuscule clé USB, déjà les constructeurs ont réussi à réaliser le même exploit pour le WiMax (Cf. édition du 19 février).
Les usages ne sont pas encore clairement définis, mais aujourd’hui déjà, certaines zones blanches bénéficient de cette technologie.

A l’avenir, il ne s’agirait pas principalement de permettre l’accès direct mais plutôt d’interconnecter les différents points d’accès au niveau d’une ville tels que par exemple des hotspots Wi-Fi ou des accès résidentiels ou en entreprise (équivalent à une connexion ADSL ou à une liaison spécialisée).

Les révisions du standard IEEE 802.16 se déclinent en deux catégories :

  • Le WiMAX fixe, également appelé IEEE 802.16-2004, est prévu pour un usage fixe avec une antenne montée sur un toit, à la manière d’une antenne TV. Le WiMAX fixe opère dans les bandes de fréquence 2.5 GHz et 3.5 GHz, pour lesquelles une licence d’exploitation est nécessaire, ainsi que la bande libre des 5.8 GHz.
    Moins cher à installer que la fibre optique et ne nécessitant pas l’intervention des travaux publics, le WiMax sert alors de relais Internet à des zones rurales non desservies par les réseaux standards à la manière du satellite.
  • Le WiMAX mobile, également baptisé IEEE 802.16e, prévoit la possibilité de connecter des clients mobiles au réseau internet. Le WiMAX mobile ouvre ainsi la voie à la téléphonie mobile sur IP ou plus largement à des services mobiles haut débit. Catégorie du WiMax qui sera sûrement utilisé en zone urbaine, là où l’ADSL est déjà très bien implanté et qui servira de lien entre tous les points Wi-Fi disponibles.

Pour le moment, les produits certifiés WiMAX ne sont pas encore réellement disponibles du fait du retard pris dans le processus de certification de la norme, tout comme pour la dernière norme Wifi n (en version Draft 6 – nov 2008).
On imagine toutefois une accélération du mouvement dès lors que constructeur et opérateurs proposeront leur offre.

Dans cette atmosphère de quatrième licence 3G qui s’évapore, cette licence WiMAX devient de plus en plus précieuse. Cette licence attribuée par l’ART (l’ancien nom de l’ARCEP), prévoit des obligations de couverture au 31 décembre de cette année.
33,4 % de la Basse Normandie, même pourcentage pour la Haute Normandie et l’Ile de France et 7 % de chacune des autres régions.

consulter le document d’origine sur : www.ADUF.org

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