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ipv6Créé au début des années 1980, le système qui permet de gérer jusqu’à 4,3 milliards d’adresses IP publiques à l’échelon du Net mondial, arrive en bout de course. Début février 2011, l’annonce qu’il restait cinq ultimes blocs d’adresses IPv4 à affecter aux cinq zones du monde bénéficiaires de cette allocation, a créée l’électrochoc attendu. Cette pénurie prochaine d’adresses IP publiques avait pourtant été anticipée par la création, dès 1999, de l’adressage IPv6 capable de générer un nombre quasi-illimité d’adresses IP, grâce à une taille fixe beaucoup plus importante que précédemment (128 bits contre 32 bits).

La migration vers le nouvel adressage IP ne s’est pourtant pas faite immédiatement. Une option technique -la translation adresses- a permis de retarder l’échéance. La permanence d’un certain nombre d’idées reçues à la fois sur l’état actuel de l’Internet et sur les conditions de la migration vers l’adressage IPv6 ont contribué à freiner la prise de conscience. En voici le florilège et quelques raisons de ne plus y croire.

1.Il y a encore pléthore d’adresses IPV4 disponibles.

S’il y a un évènement prévisible c’est la fin à venir du gisement des adresses IPv4, au nombre théorique maximal de 4,3 milliards. Comme les réseaux de téléphone fixe ou mobile, plus l’Internet a d’abonnés, plus il lui faut de numéros (d’adresses IP en l’occurrence) à attribuer. La croissance exponentielle de l’Internet, devenu réseau universel de communication, a donc accéléré la consommation des adresses IP uniques. Or, depuis l’annonce des cinq derniers blocs d’adresses IPv4 par l’autorité internationale chargée de les allouer aux cinq zones géographiques du monde, L’Internet entre dans une nouvelle phase. Et ce, jusqu’à l’épuisement complet des adresses IP disponibles qui pourrait intervenir entre fin 2011 et courant 2012, selon les zones et leur rapidité à consommer ces ressources devenues rares.  Certains misent sur la réallocation d’adresses IPv4 non-utilisées, mais cet éventuel ballon d’oxygène ne pourra accorder qu’un sursis temporaire, face au développement accéléré des abonnés au Net. L’Asie devrait ainsi être la première zone du monde à être affectée par la pénurie d’adresses IP actuelles. En 2012, les clients ou les serveurs web ne disposant que d’une adresse IPv6 pourraient y faire leur apparition, posant alors des questions concrètes de connectivité.

2.Les entreprises n’ont pas besoin de migrer vers IPv6.

Si les opérateurs télécoms et les FAI sont concernés au premier chef par la coexistence, au sein leurs réseaux, des protocoles IPv4 et IPv6, leur responsabilité s’arrête à la frontière des réseaux IP étendus des entreprises. Ceux-ci sont encore peu touchés par la pénurie car ces réseaux recourent à un adressage IP privé. Les entreprises ont donc encore un peu de temps devant elles. En outre, le mode hiérarchique d’allocation des adresses restantes fait que les entreprises et les particuliers sont en bout de chaîne et que la pénurie ne les affectera pas en premier. Cela étant, faudra t-il attendre que les entreprises actives sur le web essuient des refus de leurs opérateurs de leur attribuer des adresses IPv4 pour qu’elles prennent conscience de la pénurie à venir ? Même si elles s’estiment encore peu concernées par la fin prochaine du stock d’adresses IP publiques, les entreprises restent responsables de leur infrastructure technique privée qui est reliée à Internet en plusieurs points :   la plateforme d’hébergement des sites web de l’entreprise, les routeurs, les systèmes de protection informatique (pare-feux). Les opérateurs ne feront pas fonctionner, à leur place, ces équipements avec le nouvel Internet. En outre, avec IPv6, les plans d’adressage IP privés, en raison de la taille beaucoup plus grande des adresses et de leur structure complexe, ne pourront être gérées à la main ou avec des tableurs et devront être automatisés avec des logiciels ad hoc.

3.La migration vers IPv6 apportera peu de bénéfices aux entreprises.

La migration des l’infrastructure réseau et informatique de l’entreprise vers IPv6 lui ouvre la porte de l’internet nouvelle génération, explique t-on sur Point6.net, le site rennais du pôle de compétences IPv6. L’entreprise ouvrira ainsi ses services internet à de nouveaux horizons, en termes d’utilisateurs (pays asiatiques, utilisateurs mobiles, etc…). Les firmes ayant développé une activité en Asie pourrait rapidement avoir à composer avec des FAI locaux qui, d’ici fin 2011 ou début 2012, n’attribueront plus d’adresses IPv4 d’ancienne génération, mais seulement des adresses IPv6. Les gestionnaires d’infrastructures informatiques privées doivent par ailleurs anticiper une évolution importante à venir de leur architecture (multi-sites, extension de la téléphonie sur IP, smartphones, etc.) qui risque de montrer les limites des rustines apposées sur les réseaux IPv4 actuels. Plusieurs éléments de contexte peuvent, enfin, susciter une prise de conscience vis à vis IPv6, surtout par les grandes entreprises. Selon Solucom le fort déploiement de la ToIP – qui peut faire craindre une saturation des plages d’adresses privées – et les refontes de plans d’adressage IP lors d’une fusion ou d’une acquisition, constituent également pour l’entreprise une bonne opportunité de réflexion liée à au nouvel adressage IPv6 voire à sa mise en oeuvre.

4.La migration est avant tout un problème technique d’opérateurs.

L’adressage IPv4, défini au début des années 1980, a imprégné profondément les pratiques des équipes techniques en charge des réseaux et du système d’information. De même, les DSI devront revoir leurs méthodes de conception qui auront à évoluer avec le passage à IPv6. Toujours selon Solucom, le défi à relever avec la migration vers le protocole IPv6 risque donc d’être autant humain que technique. Les entreprises et tout leur écosystème (développeurs, SSII, etc..) doivent anticiper cette évolution en formant ceux qui conçoivent, intègrent, exploitent, utilisent les réseaux et systèmes informatiques. De plus, se pose aussi la question de la formation des équipes en charge de l’architecture aussi bien que des achats informatiques pour qu’elles s’imprégnent de la nouvelle donne incarnée par IPv6.

5.La sécurité informatique est renforcée avec IPv6.

La migration à venir imposera de gérer la sécurité de manière simultanée au sein de deux mondes différents, celui des adressages IPv4 et IPv6. Ainsi certains logiciels de VPN ne supportent encore qu’IPv4, et ne sécurisent pas ou mal (encore) IPv6. Il reste donc à vérifier que le transport des paquets IPv6 est bien géré par les équipements dédiés à la sécurité informatique (pare-feu, détection d’intrusion) dans l’entreprise. Le fait qu’IPv6 incorpore des fonctions de sécurité comme IPSec pour le chiffrement des données échangées n’apporte pas d’avantage évident puisque l’adressage IP v4 sait déjà gérer cette fonction. Avec les premiers déploiements du nouvel adressage dans les réseaux, il est probable que les failles de sécurité se produisent en raison de l’inexpérience des développeurs et des ingénieurs réseaux en la matière. Pour nombre d’observateurs, les problèmes de sécurité majeurs qui risquent de survenir seront surtout induits par des déploiements d’IPv6 mal conçus ou mal gérés, dans les réseaux d’entreprise.

Lire l’article d’origine sur : 01netPro

Merci à – Benoit Minvielle, Hirschmann France – pour cet intéressant article qui “rassurera” les industriels – IPv6 ce n’est vraiment pas pour tout de suite même si il y a vraiment urgence pour les accès Internet.

ipv6 La plus grande erreur d’IPv6 : il n’est pas rétro-compatible avec l’internet actuel. Les développeurs l’admettent. Les organismes de normalisation tentent de créer de nouveaux outils pour corriger les problèmes de transition. Et comme d’habitude ils mettent la pression sur les responsables réseaux et les DSI pour adopter IPv6.

La communauté en charge de l’engineering d’internet explique que sa plus grande erreur dans le développement d’IPv6 – attendu pour la mise à jour d’internet – est qu’il manque de compatibilité avec l’actuel protocole Internet, connu sous le nom d’IPv4.

Une table ronde de l’IETF
Lors d’une table ronde qui s’est tenue à San Francisco mardi 24 mars, les dirigeants de l’Internet Engineering Task Force (IETF) ont admis qu’ils n’avaient pas fait un assez bon travail en veillant à ce que les dispositifs et les réseaux en IPv6 natif soient en mesure de communiquer avec leurs homologues IPv4 lorsqu’ils ont conçu la norme IPv6 il y a 13 ans.
"L’absence de véritable rétro-compatibilité avec IPv4 est la seule erreur critique", explique Leslie Daigle, Chief Internet Technology Officer de l’Internet Society. «Il y avait des raisons à l’époque pour le faire … Mais la réalité est que personne ne veut aller vers IPv6, sauf s’il pense que ses amis le font aussi».

Absence de pont entre IPv6 et IPv4
Initialement, les développeurs d’IPv6 avaient envisagé un scénario où les terminaux utilisateurs et les réseaux dorsaux fonctionneraient à la fois en IPv4 et IPv6, à côté l’un de l’autre dans ce que l’on appelle le mode « double-stack ».
Toutefois, ils n’avaient pas pris en compte que certains dispositifs IPv4 ne seraient jamais mis à jour vers IPv6, et que des réseaux entièrement IPv6 auraient besoin de communiquer avec des périphériques uniquement en IPv4 ou des contenus de ce type.
Les promoteurs de l’IPv6 déclarent que l’absence de mécanismes de « pontage » entre IPv4 et l’IPv6 est l’unique raison importante qui ait fait que la plupart des FAI et les entreprises n’aient pas déployé IPv6.

L’échec de la stratégie de la "double-stack"
«Notre stratégie de transition était le « double-stack », où l’on commencerait par ajouter de l’IPv6 sur les machines, puis progressivement, nous aurions désactivé l’IPv4 et tout se serait passé sans heurts», explique Russ Housley président de l’IETF, qui a ajouté que la transition vers IPv6 n’a pas eu lieu conformément au plan.
En réponse, l’IETF est en train d’élaborer de nouveaux outils de transition vers l’IPv6 qui seront disponibles d’ici la fin de 2009, selon Russ Housley.
«La raison pour laquelle il n’y pas eu plus de déploiement d’IPv6, c’est parce que les gens qui font le travail ont découvert qu’ils avaient besoin de ces nouveaux outils de migration», ajoute Russ Housley. « Ces outils sont nécessaires pour faciliter le déploiement. »

Lire l’article complet sur : Réseaux & Telecoms…

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