Articles avec le tag ‘piratage’
Il ne sera plus possible de se faire pirater sa connexion sécurisée en ligne. Telle est la promesse de la nouvelle version du protocole SSL, tout juste proposée par l’IETF (Internet Engineering Task Force) et rapidement ratifiée. Désormais, aucun pirate ne devrait pouvoir s’interposer entre un utilisateur et son réseau d’entreprise, le site sécurisé de sa banque ou encore l’interface d’administration d’un centre de données. Rappelons que dans de tels scénarios, les objectifs des pirates sont multiples : soit voler les clés, les codes des cartes bancaires ou encore le mot de passe de l’utilisateur, soit le rediriger vers un autre serveur sans qu’il s’en aperçoive.
Une faille subtile
La norme SSL sert déjà à chiffrer les communications entre un client et un serveur pour éviter qu’elles soient sur écoute. Mais son évolution a été motivée par une faille découverte en novembre dernier.
Une étude réalisée par le fournisseur de sécurité Symantec permet d’identifier les villes ciblées par la cybercriminalité. L’étude a été réalisée aux Etats Unis mais trouve toute son application dans l’Hexagone.
S’appuyant sur des critères qui tiennent compte du nombre d’ordinateurs par habitant et de la taille de la population, une étude menée par Symantec et le cabinet d’études Sperling’s BestPlaces a dressé le Top 10 des villes les plus visées par la cybercriminalité.
Globalement, « les facteurs qui font qu’une ville est fière de son administration et de son mode de vie sont les mêmes qui en font une ville à risque en matière de cybercriminalité», déclare Marian Merritt, conseiller à la sécurité Internet chez Norton (filiale de Symantec). Les villes les plus risquées sont celles où les habitants possèdent de nombreux ordinateurs individuels, où la population affiche un de niveau de vie élevé, et dans laquelle un grand nombre de personnes font des achats en ligne, consultent les services bancaires via Internet, consomment de la bande passante et disposent de nombreux hot spots Wifi. Ce mode de vie s’accorde typiquement avec des niveaux élevés d’infection par les logiciels malveillants, le phishing et autres types de cyber-attaque.
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Quelques risques qui ont valu aux villes de figurer au Top 10
- Atlanta et Miami reçoivent plus de spams que Boston.
Le nombre de victimes de fraudes à l’identité a augmenté de 12% aux USA au cours de l’année 2009 selon le cabinet d’études Javelin. Onze millions d’américains seraient concernés.
Le cabinet d’études américain Javelin chiffre à 54 milliards de dollars le coût total de la fraude à l’identité aux États-Unis en 2009. En tête, les fraudes à la carte de paiement qui coûteraient aux banques environ 4 500 $ par cas, certains atteignant même 50 000 $ ou plus.
« Le plus souvent (un tiers des cas), c’est un proche de la victime qui se sert de son identité pour ouvrir un compte à son nom » explique le président et fondateur de Javelin, James Van Dyke. Effacer ces usurpations d’identité prendrait au moins 21 heures de démarches (contre 30 heures l’an dernier).
Ces victimes, pourtant majoritairement assurées contre les fraudes à la carte, dépenseraient jusqu’à 373 $ pour résoudre leurs problèmes. « Un montant beaucoup plus bas qu’il y a sept ans » affirme le cabinet Javelin qui a lancé cette étude annuelle en 2003. Seulement la moitié des victimes poursuivrait les fraudeurs en justice.
Selon James Van Dyke , « usurper l’identité d’autrui est beaucoup plus simple que cela ne devrait l’être » , les contrôles des banques sont insuffisants. « Aujourd’hui, les fraudes à l’identité se font aussi bien par de vieilles méthodes, comme le vol de documents et de relevés bancaires, que par des méthodes plus avancées comme le piratage de comptes sur Internet ».
Le président de Javelin ne préfère pas désigner l’un de ces modes comme plus important qu’un autre, il invite simplement les consommateurs renforcer leurs défenses sur tous les plans.
Deux nouvelles d’importances dans la lutte constante entre Pirates et Hommes de la sécurité : en effet, d’un côté l’on apprend qu’il y a de nouveau une faille dans le chiffrage quantique réputé inviolable. Si la méthode n’est toujours pas remis en cause (l’observation de la clé détruit celle ci et informe donc le destinataire de la corruption), la mise en pratique est toujours aussi complexe et sujette à piratage. Cette fois, il s’agit de l’émetteur qui, après être ébloui par un signal lumineux puissant, accepte la réinjection de la clé piraté et détruite. Normalement cette injection est impossible car il faut utiliser la même polarisation que l’émetteur – hic : après éblouissement, la photodiode réceptrice accepte tous types de polarisation.
A ce propos, lire cet article sur 01netPro…
Deuxième mauvaise nouvelle dans le monde de la sécurité, la clé RSA de 768 bits à été craqué. Il a fallu quand même 1 à 1700 cœurs sur 425 machines et 12 mathématiciens / chercheurs pour casser cette clé de 232 caractères. Casser le chiffrement RSA 1024 bit devrait prendre de 3 à 4 ans. Une clé de 2048 bits est donc maintenant recommandée pour garantir l’inviolabilité de ‘l’information (mais pour combien de temps ?)
Lire cet article à ce propos sur 01netPro…
Le spam, souvent lié à des fraudes ou des attaques de phishing, représente aujourd’hui 92 % des e-mails, selon le ‘Rapport des menaces du second trimestre 2009′ de McAfee. Une autre firme de sécurité, MX Logic, annonce que 94,6 % des e-mails envoyés seraient du spam.
Le rapport de McAfee annonce que "Juin a produit la plus grande quantité de spams jamais vu, dépassant le précédent record (Octobre 2008) de presque 20 %."
Pour les deux firmes de sécurité, c’est le ‘spam pharmaceutiques’ qui représente presque 90 % du spam, avec notamment ‘Canadian Pharmacy’, le spam indiscutablement le plus répandu.
Les criminels qui envoient du spam s’appuient sur un ordinateur piraté, baptisé ‘Zombie’, dont des codes malveillants ont pris le contrôle. On estime que le nombre de ‘zombies’ dans le monde augmente de 150 000 chaque jour. McAfee estime que 14 millions d’ordinateurs sont sous le contrôle de botnets.
Pour McAfee comme pour MX Logic, les Etats-Unis sont vus comme le premier pays en termes de quantité de spams produits. D’autres pays comme le Brésil, la Chine, la Russie, la Pologne ou l’Inde sont aussi de d’importantes sources de spams
La récupération des données concerne des cas très particuliers et ne remette pas en cause la technique mais plutôt son implémentation qui, elle, peut être faillible.
Cinq ans après être sortie des laboratoires, avec la création du premier réseau sécurisé aux Etats-Unis, la cryptographie quantique reste totalement d’actualité. A la fin du mois de mai 2009, SmartQuantum, l’un des producteurs de cette technologie, a annoncé qu’il conduisait un projet de sécurité en collaboration avec le CNRS, Femto-ST et le CHU de Besançon. Ce projet porte sur une solution complète de sécurisation des transmissions de données sur support optique entre deux serveurs (dans un même bâtiment), entre deux bâtiments d’une même zone (un cabinet de praticien et un hôpital, par exemple) et enfin une liaison longue distance (entre le CHU de Besançon et le centre hospitalier de Belfort-Montbéliard, par exemple).
Présentée comme l’une des technologies les plus fiables au monde, elle n’est pourtant pas infaillible. C’est la conclusion à laquelle sont arrivés des universitaires qui ont testé ces dernières années des systèmes de cryptographie quantique. Plus exactement, ce n’est pas la cryptographie quantique dont ils ont démontré la vulnérabilité, mais son implémentation.
4 % des communications espionnées
En 2008, l’équipe de chercheurs dirigée par Hoi-Kwong Lo de l’université de Toronto, au Canada, était parvenue pour la première fois à modifier un système de cryptage quantique commercial ID-500 vendu par ID Quantique, le leader mondial dans ce domaine.
La faille était minime puisqu’elle était de quelques picosecondes, soit le temps de retard à l’allumage des deux détecteurs de photons utilisés pour recevoir la clé quantique. Un laps de temps très court mais suffisant pour rendre le système un peu moins sûr : Hoi-Kwong Lo avait été capable d’espionner 4 % environ des communications « sécurisées ».
« Ce système ID-500 est destiné à une clientèle de chercheurs. Il s’agit d’une version simplifiée et elle est complètement paramétrable. Les travaux du professeur Lo sont intéressants mais n’ont qu’une faible valeur pratique », nous a répondu Grégoire Ribordy, CEO d’ID Quantique.
La loi Hadopi à peine votée, les contournements technologiques se multiplient.
Dernier dispositif en date évoqué par les internautes réalisant des téléchargements illégaux : les seed box (littéralement, "boîte à semences"). Il s’agit d’un espace de stockage chiffré hébergé hors des frontières de l’hexagone, et dédié au trafic bitTorrent, pour le téléchargement de fichiers de pair à pair.
Wikipedia les décrit comme des serveurs disposant d’une bande passante élevée. Résultat : les pirates chargeront plus rapidement des fichiers de plus en plus importants.
Dans la lutte incessante entre le bouclier et le glaive, on dit souvent que le glaive l’emporte.
Attention, nous ne vous recommandons en aucune façon l’usage de ces logiciels.
Le vif essor de la voix sur IP en fait une cible privilégiée pour les pirates informatiques et devient du même coup un important vecteur de menaces pour les entreprises. Voici un petit résumé des risques associés à cette technologie.
De plus en plus de lignes téléphoniques à usage professionnel utilisent la technologie VoIP (Voice over IP). En raison de son omniprésence, la technologie VoIP devient rapidement un important vecteur de menaces pour les entreprises. Voici la liste des principales menaces pour les réseaux d’entreprise utilisant la VoIP, éditée par WatchGuard Technology:
- Déni de service (DoS)
- Détournement d’enregistrement
- Détournement de trafic
- Eavesdropping (« Oreille indiscrète »)
- Spam over Internet Telephony (SPIT)
- Vishing (Voice Phishing)
- Vol d’adresses électroniques
…Une autre solution pour les pirates est de rejoindre un réseau dédié à l’anonymisation des communications sur Internet. Le plus connu d’entre eux est Tor, un acronyme qui signifie The Onion Router (littéralement le routage en oignon). Gratuit, ce réseau décentralisé fédère une multitude de routeurs à travers le monde afin de transmettre les requêtes TCP-IP de ses utilisateurs en échappant à toute surveillance. Les chemins pour aller d’une adresse IP source à une adresse IP destination par l’intermédiaire des routeurs de Tor sont aléatoires et chaque communication d’un routeur à un autre est chiffrée. Un message qui passe par n routeurs est ainsi chiffré n fois !
» Lorsqu’un internaute veut se connecter, sa demande est chiffrée et transite par plusieurs ordinateurs du réseau Tor qui servent ainsi de relais. C’est une solution efficace pour des utilisateurs avertis, mais là encore il y a des problèmes importants de montée en charge si le succès est au rendez-vous « , explique Fabrice Le Fessant, chercheur à l’Inria et spécialiste des réseaux distribués (1). Selon lui, la solution technique la plus à même de contourner Hadopi tout en supportant un grand nombre d’utilisateurs est un réseau P2P social s’inspirant de Facebook. « Les développeurs travaillent sur des réseaux P2P sociaux qui permettent à chaque utilisateur de définir avec quels amis il partage des contenus stockés sur son propre disque dur. Les contenus des amis de ses amis sont accessibles en utilisant des protocoles d’identification et de chiffrement évolués. Un ordinateur connecté à 200 amis a potentiellement accès directement à 200 000 copies de films ou 50 millions de MP3 sans qu’il soit possible d’observer les téléchargements », explique le spécialiste.
Les experts prédisent que ces outils, aujourd’hui réservés à des utilisateurs avertis, seront vite utilisables par le commun des internautes. « Si la loi est adoptée, des interfaces ergonomiques devraient apparaître rapidement pour que le nombre d’utilisateurs puisse atteindre une masse critique. Dans les six mois, Mme Michu pourra utiliser un logiciel pair-à-pair totalement anonyme », anticipe Frédéric Aidouni. Avec l’avènement de ces outils, il sera alors quasiment impossible de détecter les téléchargements illégaux. « Il faudrait impliquer tous les FAI et mettre en œuvre des moyens financiers colossaux », prévient Fabrice Le Fessant. Un cauchemar pour les ayants droit.
LCSP, une société de service en ingénierie informatique à destination des petites et moyennes entreprises, estime avoir été victime d’un piratage dont le montant s’élèverait à 1502,00 €. Cet incident l’oppose aujourd’hui à son opérateur Acropolis Telecom. Pour ce dernier, qui pense aussi qu’il y a eu piratage, LCSP doit payer et se faire rembourser par son assurance. LCSP considère que les torts reviennent à Acropolis.
Dans tous les cas un serveur mal sécurisé semble être à l’origine du problème. Ce système de Voice over IP, basé sur un serveur Cisco IP PBX, aurait été installé par le distributeur informatique Azlan.
…Quant au piratage en lui-même, il aurait eu lieu pendant un week end, et Acropolis dit y avoir mit fin dès la détection d’une utilisation inhabituelle en bloquant la ligne et en informant LCSP du piratage. …
« Les piratages de VoIP sont assez fréquents. En cas de piratage, la société doit payer sa facture puis contacter son assurance pour obtenir un remboursement », affirme Samir Koleilat, Président d’Acropolis Telecom. Il cite de plus les exemples d’OpenIP et d’Akinéa, victimes de piratages atteignant 50 000 euros pour le premier, et 19 000 euros pour le second. …















Une étude réalisée par le fournisseur de sécurité Symantec permet d’identifier les villes ciblées par la cybercriminalité. L’étude a été réalisée aux Etats Unis mais trouve toute son application dans l’Hexagone.
Le nombre de victimes de fraudes à l’identité a augmenté de 12% aux USA au cours de l’année 2009 selon le cabinet d’études Javelin. Onze millions d’américains seraient concernés.
La loi Hadopi à peine votée, les contournements technologiques se multiplient.
Le vif essor de la voix sur IP en fait une cible privilégiée pour les pirates informatiques et devient du même coup un important vecteur de menaces pour les entreprises. Voici un petit résumé des risques associés à cette technologie. 