L’IEEE travaille sur les standards 802.1Qbg et 802.1Qbh afin d’adresser les problèmes liés à la gestion de machines virtuelles dans les centres de données.
Un serveur n’est pas un switch
La virtualisation a pour effet pervers de placer une lourde responsabilité sur les switchs virtuels qui utilisent les ressources des cartes réseaux et des serveurs lames qui doivent maintenant gérer, entre autres, la sécurité du système, les stratégies et droits de chaque groupe et utilisateur et tout ce qui est associé au switching. Le but du standard 802.1Qbg et 802.1Qbh est de replacer cette charge de travail sur un switch Ethernet physique connectant les unités de stockage et les diverses ressources du réseau.
Pour cela, l’IEEE est en train de développer une fonctionnalité appelée VEPA (Virtual Ethernet Port Aggregation), une extension aux switching physiques et virtuels qui permet de réduire le nombre d’éléments ayant besoin d’être géré par un centre de données (configurations, adresses, sécurité, stratégies, etc.)L’IEEE 802.1Qbg et 802.1Qbh seront nécessaires dans quelques années
Selon ESG Research, une majorité d’entreprises utilisent entre 5 et 10 machines virtuelles par serveur. Néanmoins, d’ici quelques années ce chiffre devrait grimper à 30, ce qui placera une charge de travail énorme sur le switch virtuel qui devra s’occuper des VLAN, des tags QoS, des zones de sécurités, etc. En permettant à l’hyperviseur de déléguer les tâches de switching à un switch physique, on déplace le problème et on permet aux serveurs de réaliser leur travail de base, offrir de la puissance de calcul pour les applications. Si ces deux standards ne sont donc pas très utiles pour le moment, on imagine que le 802.1Qbg et 802.1Qbh vont être indispensables dans les entreprises d’ici quelques années.
Lire l’article sur : Présence PC…
En fait, cette solution est un retour à une fonctionnalité qui existait il y a 10 ans sur les switchs. Elle présente l’avantage de proposer un temps de traversée identique quelque soit la taille de la trame à l’inverse de la commutation “Store & Forward” qui doit stocker la trame en totalité avant de la rediriger. Cette ancienne solution est mise au gout du jour en intégrant la gestion de la qualité de service (802.1Q / 802.1p)et donc des VLANs.
LSI Corporation annonce une nouvelle génération de technologie gigabit Ethernet (GbE) PHY sur circuits silicium, destinée aux applications de serveurs, de PC, d’ordinateurs portables et de commutateurs réseau. Inaugurant sa quatrième génération, la technologie LSI™ Energy-Efficient GbE PHY est la plus éco-énergétique et la plus compacte du marché. Elle offre aux constructeurs OEM la possibilité de réduire le nombre de puces, la consommation électrique.
Un article intéressant (dans la suite de l’article et provenant du site ITRmanager.com) sur le wi-fi et sa progression dans l’entreprise dont les propos sont tenus par un grand nom de produit sans fil. En revanche, pour ma part, je modère les propos tenus dans cet article quant à ériger les réseaux sans fil 802.11 en solution évolutive et performante. Si le WiFi a effectivement fait la preuve de son efficacité et de sa sécurité (quand elle est correctement mise en service), cette technologie est néanmoins basée sur une communication partagée. Elle n’est pas du tout comparable avec une communication commutée où chaque partenaire dispose de sa pleine bande passante (si la dorsale du réseau est bien dimensionnée).
Sur le marché des équipements réseaux durcis pour le monde industriel, les candidats ne sont pas nombreux.